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Bonjour à tous,

Le site web Plastique à terre dont j’ai parlé précédemment est désormais accessible et prêt à être utilisé : plastiqueaterre.fr

L’objectif : faire de notre planète une planète zéro plastique à terre

J’ai établi une liste des cas de figure pour lesquels il me semble indispensable qu’il y ait un signalement à sa commune : plastiqueaterre.fr/choix/

Il y a une semaine j’ai effectué un point d’évolution de la crise qui m’avait initialement motivée à créer Masque à terre lequel n’avait pas donné lieu à un adressage. Il est accessible ici : masqueaterre.fr/evolution-du-constat-de-crise-premier-2/

Masque à terre est sous licence RCU ce qui implique de faire régulièrement un point sur l’évolution du constat de crise premier.
Le précédent date du 1er juin.

J’ai fait un bilan factuel le 7 juin dernier et depuis celui-ci la situation n’a pas plus évolué.

J’ai compris que nous avons manqué une opportunité d’empêcher de nombreux masques de partir dans les mers et les océans du fait des orages et pluies torrentielles du 3 et 4 juin. J’ai alors proposé que nous nous préparions en vue du prochain épisode orageux mais mon appel n’a pas plus été entendu. Billet  

J’ai alors théorisé que nous allions connaître une longue traine des masques à terre et qu’en somme il y aurait toujours un intérêt à nous doter d’un service de signalement des masques abandonnés à terre. Billet

J’ai averti que j’étais dans une situation économique précaire et qu’il y avait une possibilité que je ne m’enfonce pas plus dans celle-ci après un constat : il y a sans doute des masques à terre sur les berges de la Loire et dont le ramassage pourrait me procurer une mission intérimaire. Il n’y a pas eu de retour à ma proposition faite au département. Billet et Billet

J’ai découvert les mesures prises par la mairie d’Orléans en faveur d’une meilleure prise en compte des masques abandonnés sur la voie publique en constatant qu’il n’avait pas été pris en compte ma proposition pour que je puisse être en charge de ceux-ci et comme proposé dès le 29 mai. Billet

J’ai observé qu’il y avait bien toujours des masques à terre et comme je le prévoyais dans mon billet relatif à la longue traine des masques à terre. Billet

… et qu’en outre nous n’étions pas plus prêts à faire face aux risques auxquels les orages nous exposaient. Billet

Ce parcours retracé ci-dessus m’amène à constater que je suis désormais dans une situation encore plus délicate que lors du précédent retour effectué le 1er juin dernier

Ma situation se durcit et nous manquons d’avoir une réponse adaptée pour ce qui concerne les masques abandonnés à terre et leurs futurs dégâts sur la faune marine et alors que mes constats se vérifient et légitiment mon appel initial à mettre sur pied le service Masque à terre où :

  • tout le monde est en mesure de signaler avec son mobile un masque abandonné
  • un ramassage spécifique est opéré du fait des signalements

Pour être entendu et trouver une forme d’exutoire à cette situation, j’ai souhaité partager sur mon compte twitter les signalements effectués samedi 13 et dimanche 14 juin (11 au total) alors que ce ne sont pas normalement leur destination. Un exemple :

C’était aussi une façon ultime de donner une chance supplémentaire à Masque à terre ; c’est à dire de trouver un lecteur sur twitter pour qui l’initiative aurait eu un sens et qui aurait pu apporter un déblocage de la situation. Il n’en a pas été ainsi à l’heure où j’écris ce billet.

Il y a quelques jours j’ai pris connaissance de l’actualité des masques un peu plus largement ce qui m’a conduit à prévoir l’ouverture d’un service de signalement à destination des plastiques. Billet

Je suis sujet à une conjonctivite depuis 2 jours du fait d’un très grand nombre d’heures passées devant l’écran à améliorer et enrichir le site web Masque à terre.

J’ai vu des masques aujourd’hui en fin de journée. Je les ai signalés comme à mon habitude… puis en rentrant ce soir chez moi j’ai observé un orage au loin qui se rapprochait aussi je suis ressorti pour ramasser des masques à distance proche et notamment un que j’avais signalé le 10 juin et qui était encore présent hier quand je suis passé à côté. Il était possible qu’il y soit encore et c’était le cas. Un autre également dans le caniveau rue des colombiers mais il n’y était plus ou alors sous le pneu d’une voiture car elles étaient nombreuses.

Sur mon chemin j’ai croisé 2 nouveaux masques que je n’ai pas signalés mais emportés.

L’un d’entre a retenu toute mon attention : il était si proche de la grille menant à ce qui doit être un tout-à-l’égout.

Au total j’en ai ramassé 4 que j’ai comptabilisé sur le site web 1 milliard de masques pour la planète ici : 1milliarddemasquespourlaplanete.fr/je-stocke-4-masques-jetables-usages-plutot-que-de-les-jeter-a-la-poubelle-2/

Je ne sais pas si on va avoir de grosses pluies, toujours est-il qu’il est prévu qu’il y en ait jusqu’à demain matin. Or les orages c’est le risque majeure pour un masque de se retrouver dans le tout-à-l’égout puis si le débit est trop important dans la Loire puis dans l’océan.

J’ai également croisé la route d’un emballage plastique des masques du département… lui aussi était si proche de la bouche d’égout que je l’ai ramassé pour le mettre à la poubelle (dernière photo ci-bas). J’ai croisé 2 autres emballages du département ces jours derniers.

Je suggère et prévois de créer un service internet qui permette à chaque personne de signaler à sa commune en quelques secondes au moyen d’une photo prise depuis son téléphone mobile l’emplacement d’un plastique abandonné à terre sur la voie publique et dont elle croiserait la route en vaquant à ses occupations. 

Dans le paragraphe 2 de la déclaration d’intention, j’explique le pourquoi de cette nécessité impérieuse.

Par ici →

Ce que je prévoyais concernant la présence de masques sur les berges de la Loire se confirme. Hier je suis allé faire une promenade sur les berges proches du quai des Augustins et du quai de Prague et j’ai croisé 2 masques abandonnés à terre dont un en tissu et un classique chirurgical. Un troisième chirurgical était suspendu à 5 mètres au dessus du sol accroché à une plante dont la tige sortait du mur du quai de Prague. La photo

Au total ces 2 derniers jours, 9 et 10 juin, j’ai signalé douze masques dont ceux évoqués à l’instant. Les photos

M. le Président d’Orléans Métropole, Monsieur Carré,

J’ai découvert sur la page Facebook d’Orléans Métropole que vous avez pris la décision de « renforcer les équipes de ramassage » de la ville et de la métropole et pour endiguer le phénomène des masques et des gants abandonnés sur l’espace public.

www.facebook.com/OrleansMetropole/photos/a.1419604268322737/2687796914836793/?type=3&theater

C’est une bonne chose.

Il faut que je vous fasse part néanmoins qu’à la lecture de cet encart Facebook je me sens mal à l’aise. Je vous ai en effet invité à m’affecter à ce ramassage le 29 mai dernier par courrier e-mail. Je signale en outre les masques abandonnés à terre à vos services des déchets depuis le 27 mai. Je vous ai en outre invité à mettre en route officiellement Masque à terre à Orléans.

J’avais besoin que vous me témoignez votre confiance comme j’ai souhaité vous témoigner la mienne.

Seriez-vous d’accord maintenant pour reconsidérer la situation ? Ou pourriez-vous me dire quelles sont vos réticences à refuser mes propositions ?

Songez que le service Masque à terre permettrait de cibler les déplacements des équipes dédiées au ramassage. Dans l’annonce de la Métropole il est explicité qu’il y a un renforcement des équipes de ramassage ce qui suggère qu’il y a plus de personnel sur le terrain or les masques ne sont plus aussi nombreux qu’ils l’étaient préalablement comme j’en parle dans un des billets postés ce dimanche. Il faut compter en outre avec des masques très usagés qui ont perdu le couleur bleue qui les caractérisent et qui sont donc moins repérables. Nous gagnerions à ce que chacun de nous puissions être associés à ce repérage et pour que vos équipes se déplacent à des emplacements indiqués sans avoir besoin nécessairement de sillonner chaque rue. Je suis sûr en outre que cela plairait beaucoup aux habitants.

Veuillez agréer, le Président d’Orléans Métropole, Monsieur Carré, l’expression de ma considération distinguée.

Boris Perchat

Monsieur le Président du Conseil départemental du Loiret,

Je me porte volontaire pour sillonner les berges de la Loire dans tout le département afin de m’assurer qu’il n’y a pas de masques abandonnés et de les ramasser si c’était le cas.

Bien sûr ce ramassage se fera en établissant un process opérationnel stricte que vous voudrez bien me communiquer et que j’appliquerai à la lettre.

J’ai un parcours long en logistique pendant lequel mes employeurs n’ont jamais eu à souffrir de ma qualité de travail. Je suis sérieux, rigoureux, dynamique aussi bien que constant dans l’effort. Je sais déjà que vous serez satisfait de mon engagement sur le terrain.

Je vous fait cette proposition considérant les points abordés dans mes précédents billets et qui font mention de plusieurs faits qui se vérifieront j’en suis sûr et que voici :

  • nous allons assister à l’instauration d’une longue traine des masques jetables abandonnés à terre ; les masques se font moins nombreux que durant ces 3 dernières semaines MAIS il existe encore une petite quantité abandonnée quotidiennement laquelle va s’accumuler sur des semaines et certainement des mois et représenter une quantité bien supérieure à celle qui jonchait nos rues et espaces verts durant ces 3 dernières semaines (l’article de référence) ;
  • Il y a des orages les 3 et 4 juin qui ont drainé des quantités surement importantes de masques abandonnés à terre dans nos rivières et notre fleuve par le biais notamment du réseau du tout-à-l’égout et des déversoirs d’orage ; il se peut que certains masques n’aient pas réussi totalement à être immergés dans le fleuve pour rester sur les berges ou se sont échoués sur les berges après un passage dans la Loire. Ces masques pourront être récupérés avec un équipement approprié. Il est aussi question de prévoir de les enlever en vue du prochain épisode orageux ainsi que dans les rivières, affluents et berges du canal (l’article de référence).

A ces 2 éléments factuels il faut ajouter une considération personnelle : je suis sans activité professionnelle (sans indemnités chômage qui plus est) depuis le tout début du confinement. Sans ressources je vais devoir mettre un terme à mes initiatives en faveur d’une seconde vie pour les masques jetables usagés car je ne serai plus en mesure de payer mes factures c’est à dire spécialement mon abonnement internet.

J’ai fait des démarches pour obtenir une mission auprès d’une quinzaine d’entreprises logistiques comme je vous l’ai mentionné dans la lettre adressée par email le 3 juin dernier, mais à ce jour je pense qu’elles ont encore besoin de temps pour se décider. J’ai par ailleurs proposé à Orléans Métropole de m’employer à une mission intérimaire pour effectuer un ramassage des masques à terre que les habitants auraient contribué à signaler au moyen du site web Masque à terre mais je n’ai pas obtenu de retour.

Je vous remercie de l’attention que vous apporterez à ma demande et vous prie de croire dans l’attente de votre réponse, Monsieur le Président du Conseil département du Loiret, en l’expression de ma considération distinguée.

Boris Perchat

PJ : un C.V. au format PDF

Je dois impérativement trouver une mission intérimaire cette semaine car je suis sans activité professionnelle (sans indemnités chômage qui plus est) depuis le tout début du confinement. Il me suffisait d’un jour ou 2 avant le confinement pour retrouver une mission mais là c’est une situation totalement inédite. Je prévois de m’organiser différemment dès lors que j’aurais trouvé cette mission intérimaire et passer donc moins de temps sur les masques usagés mais c’est un temps de retrait absolument salutaire de toute façon pour la poursuite de Masque à terre et 1 milliard de masques pour la planète car sans possibilité de payer ma facture internet je serai dans l’obligation de tout stopper.

Idéalement il s’agirait que cette mission vienne des entreprises contactées ou de la Métropole d’Orléans ou du Conseil départemental du Loiret.

Concernant ce dernier pourquoi ne pas envisager de vérifier que les berges de la Loire ne sont pas infestées de masques usagés abandonnés ou drainés par les pluies d’orage des 3 et 4 juin ou par le vent d’une manière générale. Et si tel était le cas, alors il s’agirait de procéder à un ramassage en bonne et due forme c’est à dire équipé de protection.

2 des 9 masques signalés aujourd’hui 7 juin étaient tout près de pouvoir s’échapper vers les berges de la Loire. Il suffirait de vent et de pluies pour qu’ils les rejoignent. En voici un sur l’escalier qui mène aux berges :

(exceptionnellement je l’ai ramassé en prenant des précautions)

Je remarque aussi qu’un masque signalé par mes soins rue Gabriel Templier quelques heures plus tôt n’y était plus… j’ai regardé partout autour. Le vent n’a pas pu l’emporter. Il semblerait qu’il ait été ramassé par un passant qui aura sans doute jugé utile de le mettre dans une poubelle.

Nous n’avons pas fini d’utiliser des masques et qui dit utilisation dit abandon quoique l’on veuille. Nous allons toujours avoir des quantités abandonnés même si elles seront moindres que celles auxquelles nous avons été les témoins durant les 2 à 3 premières semaines qui ont suivi le 11 mai.

Concernant les masques voici résumé schématiquement ce à quoi on peut s’attendre selon mon analyse tirée de mes observations :

La partie verte claire c’est la quantité des masques abandonnés à terre des 3 semaines qui ont suivi le 11 mai : tout le monde pouvaient les voir à terre.

La partie jaune c’est la quantité des semaines et mois à venir : les masques à terre se font moins nombreux MAIS cumulés ils représenteront un nombre plus important que la première partie du graphique en verte.

Nous sommes entre les 2 dans la partie verte foncée où nous avons des masques défraîchis antérieurs aux orages du 3 et 4 juin et des masques post orage dont je parlais dans le précédent billet.

Voici des masques pris en photo aujourd’hui 7 juin : vous remarquez leur aspect défraîchi. Ils est évident qu’ils datent.

A côté de cela on trouve des masques abandonnés à terre tout récemment comme ces 2 masques pris en photo également aujourd’hui :

Il va falloir compter avec des masques qui arriveront à échapper aux opérations de nettoyage de la voirie ou tout simplement qui seront en dehors de leur zone de nettoyage. Ces masques nécessiteront un signalement pour ramassage dédié comme je le suggère. Ce sont des grandes quantités même énormes que lorsqu’on les met bout à bout et quoiqu’il en soit il peut suffire d’un seul masque ingurgité par une tortue pour lui causer des dommages voire peut être comme l’actualité va nous le rapporter la mort.

Il y a donc bien toujours un intérêt à faire que nous puissions tous être en mesure de signaler ne serait-ce même chacun un seul masque en plusieurs semaines voir mois car si nous sommes des centaines de milliers à utiliser Masque à terre, ce sont des centaines voire des milliers d’espèces marines que nous épargneront de ce nouveau fléau.

Et pour finir sur ce point le longue traine existe déjà pour ce qui est des sacs plastiques. On fait beaucoup de choses pour les supprimer ou les remplacer mais cela ne les a pas fait disparaitre de la nature. Il en existe toujours par ci par là mais une fois dans l’estomac d’une tortue qui les confond avec les méduses dont ils se nourrissent, ils leurs sont fatales.

Voici un sac plastique aperçu aujourd’hui 7 juin 2020 sur les berges de la Loire quai du Châtelet à Orléans. On l’aperçoit au centre de la photo. Je suis retourné chez moi et suis revenu équipé de vieilles chaussures pour l’attraper. Un plastique laissé dans les cours d’eau et c’est potentiellement une tortue marine dont nous condamnons l’existence. Elles les confondent en effet avec les méduses et les ingurgitent pour ensuite en mourir.  

 

Résumé en 4 lignes : en France de grandes quantités de masques abandonnés à terre sont très certainement partis dans les cours d’eau durant l’épisode orageux du 3 et 4 juin. Ils rejoindront nos mers et nos océans pour décimer la faune marine et hypothéquer jusqu’à notre avenir. Il en reste encore à terre cependant issus des 3 premières semaines post confinement mais aussi de nouveaux laissés à terre en juin. Il est possible d’éviter qu’ils partent dans les mers et océans si nous parvenons à démocratiser le signalement de masques d’ici le prochain épisode orageux.

L’article complet : 

Pour ce qui concerne la nécessité de signaler nos masques à terre et de vous associer à la création de ce service aussi bien qu’à sa diffusion, j’ai fait ce que j’ai pu pour vous convaincre mais je n’ai pas été suffisamment convainquant. Et en conséquence nous avons raté quelque chose d’important qui aurait pu éviter une catastrophe.

A quoi fais-je référence ?

Comme je l’ai noté dans le texte introductif du site web Masque à terre les masques abandonnés dans la rue sont susceptibles d’être déversés dans la nature par un phénomène dit de déversoir d’orage. Quand il y a orage et ce fut le cas sur la France dans la nuit du 3 au 4 juin (soit 7 jours après la mise en route de Masque à terre) avec des épisodes pluvieux torrentiels par endroit comme en région parisienne notamment, les eaux de pluie rejoignent le tout-à-l’égout pour ensuite être traitées dans la majorité des communes avec les eaux domestiques usagées. Or s’il y a trop de débit, des déversoirs refluent l’eau pour que celle-ci n’atteigne pas les stations d’épuration et n’engendre pas un engorgement. L’eau et ce qu’elle contient sont ainsi rejetés sans aucun filtrage et traitement dans le milieu naturel. Les masques abandonnés à terre dans nos rues (quand ils n’ont pas été ramassés par les services municipaux ou tout au moins “pas à temps” ou pas totalement sans chercher à nier leur travail) ont sans aucun doute été acheminés en très grande quantité ainsi dans nos cours d’eau, nos fleuves et ensuite nos mers et nos océans.

Je n’étais pas au courant spécialement de ce phénomène de déversoir. Je l’ai découvert en faisant des recherches sur les masques et leur pollution alors que j’avais l’intuition de la nécessité du service Masque à terre. J’ai été tellement investi à mettre sur pied le site web et son contenu que je ne prends pas le soin de regarder les infos et encore moins la météo ce qui pour ce dernier programme m’aurait permis peut-être d’anticiper la venue des orages.

Donc voilà à la sortie du confinement alors que nous avons été très nombreux à porter des masques jetables lesquels ont presque « naturellement » engendrés leur lot plutôt conséquent de masques abandonnés à terre, une opportunité d’éviter qu’une partie de ceux-ci partent dans la nature dès le premier épisode pluvieux torrentiel survenu les 3 et 4 juin a été ratée.

Quand je parlais de catastrophe en début de cet article je pèse mes mots. Déjà bien pollués par les plastiques, les mers et les océans reçoivent désormais des masques, qui d’ailleurs sont faits partiellement de plastique. Ces masques vont être ingurgités par la faune et très certainement les mammifères marins et les tortues de mer qui vont estimés qu’il s’agit de nourriture. Les masques vont en outre se décomposer pour devenir des particules fines qui seront ingurgitées par des organismes microscopiques tel que le plancton marin qui est rappelons-le la premier élément constitutif de la chaine alimentaire des océans et, pas des moindres, la seconde source d’oxygène sur Terre. Or il a déjà été démontré que les déchets une fois en milieu marin spécialement les plastiques perturbaient la fabrication d’oxygène du plancton.

Ces fines particules plastiques ensuite atterriront dans nos assiettes et donc nos estomacs.

Je n’invente rien. Tout ceci a déjà été l’objet de nombreuses démonstrations scientifiques.

Si je prends le temps de vous expliquer tout cela non sans une certaine amertume c’est que nous avons une nouvelle menace devant nous qui est susceptible de générer une catastrophe tout aussi sinon plus importante. A moins que…

A moins que nous saisissions l’opportunité de la période qui nous sépare du prochain épisode orageux pour adopter masque à terre et le faire adopter au plus grand nombre.

Une très grande partie des masques laissés à terre après le confinement et qui jonchaient en nombre nos rues ne sont plus visibles actuellement mais il est toujours possible d’en trouver ; en voici 2 rescapés pris en photo aujourd’hui 7 juin à Orléans :

Vous remarquez leur aspect défraîchi. Ils ne sont pas récents.

A côté de cela on trouve des masques abandonnés à terre tout récemment comme ces 2 masques pris en photo également aujourd’hui :

Nous n’avons pas fini d’utiliser des masques et qui dit utilisation dit abandon quoique l’on veuille. Nous allons toujours avoir des quantités abandonnés même si elles seront moindres que celles auxquelles nous avons été les témoins durant les 2 à 3 premières semaines qui ont suivi le 11 mai.

Il va falloir compter avec des masques qui arriveront à échapper aux opérations de nettoyage de la voirie ou tout simplement qui seront en dehors de leur zone de nettoyage. Ces masques nécessiteront un signalement pour ramassage dédié comme je le suggère. Ce sont des grandes quantités même énormes que lorsqu’on les met bout à bout et quoiqu’il en soit il peut suffire d’un seul masque ingurgité par une tortue pour lui causer des dommages voire peut être comme l’actualité va nous le rapporter la mort.

Il y a donc bien toujours un intérêt à faire que nous puissions tous être en mesure de signaler ne serait-ce même chacun un seul masque en plusieurs semaines voir mois car si nous sommes des centaines de milliers à utiliser Masque à terre, ce sont des centaines voire des milliers d’espèces marines que nous épargneront d’un fléau.

On a entamé une restriction des sacs plastiques ce qui n’empêche pas d’en voir toujours. J’en parle dans le prochain billet.

Et de façon factuelle :

il n’y a à ce jour aucun retour d’Orléans Métropole ni des mairies contactées (hormis Ormes), ni aucun retour du Conseil départemental du Loiret, ni aucun de la quinzaine d’entreprises contactées hormis un retour de sympathie de l’une d’entre elle et une autre qui a montré à l’inverse un comportement hostile (sans raison explicitée de sa part).

Parmi la quinzaine d’amis et connaissances il y a des retours de sympathie et 2 contributions directes (2 co-financements l’un pour financer le nom de domaine Masqueaterre.fr et ouvrir l’hébergement du site et l’autre pour garantir un copyright des contenus de Masqueaterre.fr).

Les 33 masques à terre signalés au service des déchets d’Orléans ont été entièrement de mon action.

Ormes a reçu de ma part le signalement de 3 masques à terre

Ingré de 2 masques

Saran de 18 masques

Pour ce qui concerne 1 Milliard de masques pour la planète les 4 masques indiqués au compteur sont de mon fait.

Hier jeudi j'ai croisé la route d'un contenant en plastique bleu abandonné sur un troittoir, plastique dans lequel les masques adressés par le Conseil départemental du Loiret sont conditionnés individuellement. Ce sachet est fait d'un plastique recyclable comme noté dessus. Ce fait a pu échapper à certains d’entre nous si j’en crois cette photo. 

Ce sachet bleu affublé d’un « Emballage plastique recyclable » peut-il être ajouté néanmoins à notre poubelle de déchets recyclables (poubelle au couvercle jaune) ?

Auriez-vous la possibilité s’il vous plait de nous le préciser Monsieur le Président du Conseil départemental du Loiret ?

 Voici la photo

 

Oui c’est mon sentiment depuis 2 ou 3 jours… mais il y en a toujours. Hier j’ai signalé 6 masques à la ville. C’est plus que d’habitude mais cela s’explique spécialement du fait que j’ai été amené à me déplacer à pied pour mes propres besoins selon une distance plus grande que celle que je parcours habituellement. 

Je précise pour ceux qui prenne en route le sujet que je ne me déplace pas dans Orléans pour chasser des masques à terre ; je signale les masques dont je croise la route en vaquant à mes occupations.

Visionner les masques signalés sur Orléans depuis le 27 mai date de mise en service de Masque à terre. 

(Le mot de passe est ‘Terre’ mais si vous l’avez saisi déjà une fois tout récemment il ne vous sera pas demandé)

Je ne sais pas ce qui a été faits des masques signalés par mes soins. Il m’arrive de repasser aux mêmes endroits où a été fait un signalement. Dans les premiers jours de mise en service, il était courant de les retrouver ce qui est beaucoup moins vrai aujourd’hui.

Bonjour Monsieur le Maire, Pourriez-vous nous préciser s'il vous plait sur la manière dont vos services ont tenu compte des masques signalés ?

 

J'ai reçu par la poste mercredi 3 juin une lettre contenant 2 masques en tissu de la part du département du Loiret. Voir photo.

Cela m'a donné envie d'écrire à Monsieur le Président du Conseil départemental du Loiret, Monsieur Gaudet, afin de le remercier et de lui présenter Masque à terre notamment… Il est tard. Je n'ai pas l'esprit suffisamment clair pour tout résumer de ce que je lui dit dans la lettre aussi je l'ajoute en copie ci-après.
A la fin de la lettre je lui suggère que nous puissions faire du Loiret un département zéro masque abandonné à terre.

Note 1 : Monsieur Gaudet reçoit les billets de ce blog sur l'email de son cabinet. 
Note 2 : j'ai un souci avec l'ajout de photo lors de la rédaction des billets du blog, un chantier a été créé

 

**** Copie de la lettre adressée ****

A l’attention de Monsieur le Président du Conseil départemental du Loiret, Monsieur Gaudet,

Orléans, le 3 juin 2020

Monsieur le Président du Conseil départemental,

Je vous remercie Monsieur Gaudet pour les 2 masques offerts que j’ai reçu aujourd’hui par la poste.

Je viens également par cette lettre vous présenter mon implication actuelle à titre privé en faveur d’une valorisation des masques jetables et vous inviter à y associer le département du Loiret.

Comme beaucoup d’entre nous je suis choqué de croiser dans nos rues et nos espaces verts des masques abandonnés.

J’ai eu envie d’agir et j’ai créé 2 services internet :

Le premier intitulé 1 milliard de masques pour la planète invite tout détenteur de masques jetables une fois ceux-ci usagés à ne pas les jeter à la poubelle mais à les conserver chez soi avec pour ambition et dans l’attente de leur trouver une seconde de vie (par recyclage ou réutilisation).
Un compteur s’affiche sur le site web que chacun est invité à alimenter au fur et à mesure de la constitution de son stock.
Des solutions de valorisation vont émerger peu à peu. C’est une certitude. Une solution de recyclage a d’ailleurs récemment été évoquée par la Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire, Madame Poirson.

Voici son URL : 1milliarddemasquespourlaplanete.fr

Le second intitulé Masque à terre donne la possibilité à toute personne qui croiserait un masque abandonné dans nos rues ou nos espaces verts de le signaler instantanément à sa commune photo et indication de la rue à l’appui. Le site web est opérationnel pour la ville d’Orléans et j’ai commencé à permettre que ce soit le cas également pour Ormes, Ingré et Saran. L’objectif : créer une appli mobile qui facilite son usage et le démocratise à grande échelle.

Voici son URL : masqueaterre.fr/

Ces 2 services sont à l’état de démarrage. Je fais avec mes connaissances en développement web et ma motivation sachant qu’en outre je n’ai plus de travail depuis le début du confinement. Ils sont en outre menés selon une approche collaborative avec l’idée d’en faire un bien commun.

En réfléchissant à une manière de poursuivre ces créations balbutiantes mais prometteuses à mes yeux tout en répondant à la nécessité de payer mes factures, j’ai eu l’idée de proposer à des entreprises du bassin orléanais une entente partenariale en 3 points :

 1.    je travaille chez vous à des tâches en logistique parmi celles listées sur mon CV et pour lesquelles vous avez des besoins avérés ;

 2.    je collecte vos masques jetables usagés le dernier jour ouvré de chaque mois ;

 3.    je stocke vos masques jetables usagés afin de les remettre aux futurs solutions de valorisation par recyclage ou réutilisation.

J’ai une approche détaillée que je soumets aux entreprises pour ce qui relève du stockage et de la collecte et afin que ces étapes se fassent dans des conditions optimales au regard des exigences sanitaires dont je pourrai vous faire part sachant que cependant je suis ouvert à ce qu’elle soit optimisée.

Concernant le 3eme point et pour être plus précis il ne s’agit pas d’un stockage que j’effectue moi-même : je prévois d’acheminer les masques vers la solution locale d’entreposage dédiée aux masques usagés et dans l’optique de les mettre à disposition des futurs solutions de valorisation par recyclage ou réutilisation.

A ce titre je suis en quête d’une solution durable d’entreposage. Peut-être connaitriez-vous un lieu qui pourrait s’y dédier ?

Pour ce qui relève des masques trouvés à terre maintenant j’ai proposé à ma commune de me charger du ramassage également sous forme d’une mission intérimaire. Je n’ai pas eu de réponse à ce jour.

Pensez-vous que nous puissions espérer faire du noter département du Loiret un département zéro masque abandonné à terre ? Moi je le pense oui. Que penseriez-vous de la possibilité d’en discuter ensemble ?

Vous remerciant de l’intérêt que vous apporterez à ma demande, veuillez agréer, Monsieur le Président du Conseil départemental, l'expression de ma considération distinguée.

Boris Perchat
 

Sa réponse à mon courrier adressé hier m’est parvenue par email en fin de journée.

Il m’a félicité de l’initiative et m’a informé que c’est désormais Orléans Métropole qui est compétent dans la gestion de l’Espace Public et notamment de la propreté. Il m’a invité donc à me rapprocher de leurs services afin de faire mes propositions.

Je l’ai remercié par retour et lui ai indiqué que je ne savais pas qu’Orléans Métropole était compétent pour ce qui relève de la propreté. Je lui ai mentionné en outre que j'ai pris contact avec Monsieur le Président d’Orléans Métropole, Monsieur Carré fin mai, et suis dans l’attente d’un retour. Enfin étant donné qu’il apprécie l'initiative Masque à terre, je l’ai invité une nouvelle fois à l’envisager pour ses administrés et à le suggérer à Monsieur le Président d'Orléans Métropole.

Visionnez les photos des masques à terre de Saran (mot de passe : terre)

Les masques à terre d’Ormes (mot de passe : terre)

Les masques à terre d’Ingré (mot de passe : terre)

 

Dans le cadre de l’initiative 1 milliard de masques pour la planète que j’ai initiée peu de temps avant Masque à terre j’ai été amené à proposer à des entreprise de la logistique et du transport du bassin orléanais ma candidature spontanée pour devenir en leur sein salarié intérimaire & collecteur de leurs masques jetables usagés. 

N’ayant pas obtenu de retour suite au courrier e-mail adressé à chacune d’entre elles, étant par ailleurs tenu à des prises de décision à courte échéance pour ce qui concerne mon évolution financière et professionnelle, étant enfin et pas des moindres désireux de revenir dans un secteur que j’affectionne particulièrement à savoir la logistique, je me suis déplacé pour aller à la rencontre de mes correspondants et comme je le souhaite futurs employeurs et co-créateurs avec moi d’une seconde vie honorable en faveur des masques jetables usagés.

Mardi 2 juin j’étais à Saran, mercredi à Ormes et Ingré et aujourd’hui jeudi à Saint-Jean de Braye.

J’ai pu rencontrer certains d’entre eux. Et quand je n’ai pas abouti j’ai eu recours au téléphone. A ce jour tout le monde n'a pas encore été (re)contacté.

Toujours est-il qu'une fois parvenu à destination depuis le bus et poursuivant ma route à pied, j’ai été le témoin de masques abandonnés à terre. 

Particulièrement le premier jour alors que j’étais à Saran.

J’ai pris des photos de ceux que je croisais et le soir venu de retour chez moi j’ai adressé ces photos à travers un formulaire en ligne que j’ai créé pour l’occasion et sur le même modèle que celui mis en place pour Orléans. J’ai écris une lettre aux maires de surcroit pour expliquer la démarche et suggérer aux villes de Saran, Ormes et Ingré de donner la possibilité à leurs habitants de leur signaler des masques à terre en adoptant le service du même nom.

Les formulaires en ligne de signalement des masques à terre que j'ai créés à l'occasion pour chaque ville ne sont pas accessibles au public internaute. J'ai invité les villes à prendre l'initiative de leur mise en route publique en somme.

Visionnez les photos des masques à terre de Saran (mot de passe : terre)

Les masques à terre d’Ormes (mot de passe : terre)

Les masques à terre d’Ingré (mot de passe : terre)

Vous y trouverez parfois des gants et des lingettes.

Il y a une trentaine en tout dont les 3/4 ont été vus à Saran. 

Leur nombre n’a pas été comptabilisé sur le compteur général du site Masque à terre. Les 21 masques signalés à ce jour sur la page d’accueil sont tous des masques dont j'ai croisé la route à Orléans.

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